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De Falkenberg à Fauquembergues
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Royez Marc (1936-2005) Hommage
prononcé par Alain Méquignon, Maire de Fauqu C’est
avec une immense tristesse et une grande émotion que pour évoquer le souvenir
de Marc, je prends la parole auprès de vous, vous qui l’avez connu. Marc a
quitté les siens et nous a quittés le dimanche 22 mai, il repose désormais
dans ce pays où il trouvera la quiétude et le repos éternel. Ce pays lointain
dont nul ne revient, cette métaphore empruntée à Shakespeare, évoque le pays
où s’en est allé notre ami, conseiller municipal, président des Anciens
Combattants. Son
nom évoquera toujours pour nous la joie et la bonne humeur qui le caractérisaient.
Alors, pour lui rendre hommage, tâchons d’éloigner momentanément ce chagrin
que nous portons dans nos cœur et tentons de parler de lui simplement. Né
à Fauquembergues en 1936, il y passe sa jeunesse, Marc s’engage à 17 ans, le
22 janvier 1953, et rejoint le centre de formation de Pont-Réan en Bretagne. Il
y suit des cours de radio. En
décembre 1953, il est affecté au Maroc, à Casablanca, et il sert sur les bâtiments
démineurs Le Rusé, L’Emporté, le Garigliano, le
Bir-Hakeim, et patrouille le long des côtes de l’Afrique du Nord. Il
sert ensuite à Toulon, dans le service radio en 1957-58 après avoir effectué
un stage à Cherbourg. Muté
à Bizerte, en Tunisie, du 1er octobre 1958 au 1er janvier
1962, il s’y trouve lors des périodes de troubles liées à ce pays et aussi
en liaison avec les événements d’Algérie. De
1962 à 1974, il est intégré dans le service des Sémaphores. Il va ainsi
connaître des affectations au Cap de la Hague, Boulogne-sur-mer, et Dunkerque. De
1974 à 1985, il rejoint son pays en étant en poste au Centre de Sauvetage et
de Surveillance (CROSSMA) au Cap Gris Nez. C’est
là qu’il prendra sa retraite en juin 1985, avec le grade de Maître principal
et les éloges suivants : « Officier
marinier exceptionnel, de tenue irréprochable, de très haute moralité, ce
technicien remarquable est très apprécié et estimé de ses supérieurs, aimé
par les jeunes marins qu’il formait dans leurs délicates et précieuses
missions dans ce couloir marin le plus fréquenté du monde, ce qui lui valu de
recevoir les distinctions : médaille militaire, Croix du Combattant, Médaille
commémorative d’Afrique du Nord, Médaille d’Afrique du Nord ». Et
c’est tout naturellement qu’en se présentant aux élections municipales en
1989, il y fut élu et réélu parce qu’il était aimé, apprécié de tous.
Sa sympathie, son intégrité, son franc-parler, ont fait de Marc un conseiller
municipal, un président incontournable, qui savait rallier toutes les bonnes
volontés pour défendre les intérêts de Fauquembergues, sa commune de cœur. Rappelez-vous
avec quel naturel, quelle franchise, il abordait les sujets qu’il défendait.
Parce que notre ami était consciencieux et rigoureux malgré la maladie, il
s’est inquiété et s’est assuré que ses amis poursuivraient en son absence
la mission du devoir de mémoire. Le 8 mai 2005, il était en pensée avec nous
et malgré le peu de force qu’il lui restait, son respect, sa volonté de commémorer
à nos côtés était très forte. Homme
de cœur, proche des siens, amoureux de sa commune Fauquembergues, du quartier
qui berça son enfance qu’il se refusait à quitter même de quelques
centaines de mètres, Marc était empli d’humanisme, sachant rester discret et
humble malgré la somme de services rendus. En
tant que maire, j’ai été très souvent témoin de l’intérêt que Marc
portait à la chose publique et sa disparition ne l’a pas seulement enlevé
aux siens, elle a également endeuillé toute la population au sein de laquelle
il laissera longtemps l’empreinte de son caractère et le souvenir de ses
qualités. J’aimerais
d’abord que nous ayons une pensée particulière pour sa famille qui a été
exemplaire en l’accompagnant dans sa maladie durant plusieurs mois. Au
nom du conseil municipal, du personnel communal, et en mon nom personnel,
j’adresse à sa famille l’expression de toute notre considération et
l’assurance de la part que nous prenons à sa profonde douleur. Au
nom des Anciens Combattants de Fauquembergues qui pleurent celui qui pendant près
de vingt ans fut leur président, j’adresse à Madame Royez, ses enfants,
petits-enfants, ainsi qu’à toute sa famille nos sincères condoléances. |
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