|
De Falkenberg à Fauquembergues
| |
Ritaine
Emile (1888-1913)
par
Pierre de Campagne. Analyses et extraits de sa biographie.
(Analyse
et extraits de sa notice biographique (pp 9-13)
 |
Naissance
à Fauquembergues le 24 janvier 1888, dans la "douceur d'un foyer bien
chrétien". Pris en charge par le vicaire de Fauquembergues à l'âge
de 9 ans. Etudes au Petit Séminaire de Boulogne, au Collège Saint-Joseph
d'Arras sous l'égide de son oncle l'abbé Biausse, curé de Saint-Sauveur.
Bachelier-ès-lettres en juillet 1906. Philosophie au Petit Séminaire
d'Arras. Grand Séminaire de 1908 à 1911, "années particulièrement pénibles,
à cause de sa mauvaise santé." Ordonné prêtre le 10 juin 1911. Nommé
vicaire à Blendecques. (1911-1913). Retour à Fauquembergues le 18 mars
1913 suite à une hémorragie subite. Meurt le 3 juin. |
 |
.
Sa piété (pp 11-31) |
 |
.
Ses idées (pp 32-39)
 |
Un
programme d'études qu'il dresse quelques mois avant sa mort : |
 |
"
Virilité intellectuelle - But de la vie |
 |
Les
rapports de l'Eglise et de l'Etat |
 |
Le
droit de vote. Le référendum |
 |
Les
forces morales
|
 |
Qu'est-ce
que le Moyen-Age ? |
 |
Les
origines de la France contemporaine |
 |
Les
bienfaits du christianisme |
 |
Les
moines |
 |
Le
socialisme : ses origines, son évolution, sa puissance à l'heure
actuelle, ses dangers, ses remèdes. Part de vrai. |
 |
Les
retraites ouvrières |
 |
Conditions
de la victoire.
 |
"
Le peuple est mécontent, écrivait-il ailleurs, il faut se préoccuper
de ses besoins matériels". D'où pour lui, l'importance et
l'intérêt de la question sociale ; dès 1906, il écrivait :
" Le dimanche soir, de 8 à 9 heures, mais le plus souvent de 8
à 10, j'ai le plaisir avec une dizaine d'abbés, d'aller au Cercle
d'études sociales. Mes camarades et moi, nous nous y intéressons
beaucoup.." Le peuple, il l'avait bien compris, il en
connaissait la bonté intime, la délicatesse, le dévouement et
aussi les turpitudes et les lâchetés; il savait que notre peuple
de France a été horriblement trompé, il croyait à son
réveil et y travaillait de toutes ses forces... Il n'était
pas de ceux qui n'osent plus compter sur la vitalité du peuple français
et qui espèrent dans un cataclysme social, pour voir refleurir sur
la terre de France, les vertus de l'Evangile. Avec tout son jugement
et son bon sens, il avait compris qu'on peut rester prêtre
excellent sans renier les institutions de son pays et les progrès
d'un siècle qui ne fut pas sans grandeur... Comme beaucoup de prêtes
et de séminaristes, il avait grand espoir dans le
"sillon", mais quand ce mouvement se dévoya dans une
sociologie erronée, il comprit que c'en était fini des belles espérances
"sillonistes" et se trouva tout prêt à obéir aux
directions pontificales. |
|
|
 |
Son
apostolat (pp 40-50)
 |
"
En vacances à Fauquembergues, il se dévoue pour les enfants et les
jeunes gens : il fonde un patronage dans l'ancienne maison vicariale,
organise des conférences pour jeunes gens, prépare des pièces, fait
paraître une petite revue mensuelle, L'Echo
du Patro, pour les enfants du patronage, et tout cela, pour intéresser
ses jeunes gens, pour s'en faire aimer afin d'avoir le droit de leur
dire qu'il faut aimer le Christ et le servir, en même temps que le
faire aimer et le faire servir. |
 |
Entre-temps,
il s'occupe aussi de grandes manifestations religieuses : en 1909, il prépare
une grande cérémonie en l'honneur de la Bienheureuse Jeanne d'Arc,
plus tard, c'est un Congrès Eucharistique ; bref, là où il fallait
travailler, on était toujours sûr d'y rencontrer l'abbé Ritaine." |
|
 |
.
L'abbé Ritaine et la famille (pp 51-59) |
 |
.
L'abbé Ritaine et l'amitié (pp 60-66) |
| |
|