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De Falkenberg à Fauquembergues
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Les moulins
| D'après B. Level, Les moulins de la
Vallée de l'Aa, MSAM |
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La carte de Cassini de 1740 montre deux
moulins à proximité de Fauquembergues, dont la position est incertaine
à cause du voisinage de Saint-Martin. Mais l’absence de moulins dans ce
dernier village en 1740 permet d’attribuer les deux moulins à
Fauquembergues. En 1759, le rôle des vingtièmes relève deux moulins :
l’un appartient au prince de Ligne, il est à usage de moudre le blé et il est affermé à Omer Robbe pour 650 livres ;
l’autre appartient à un sieur Leleu, il est à usage de foulon et il est affermé à Noël Derin pour 300 livres. Il y aura
trois moulins à Fauquembergues pendant quelques dizaines d’années.
Ceux-ci vont être examinés d’aval en
amont. Les noms qui leur sont donnés sont ceux des propriétaires
vers le milieu du XIXème siècle. |
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La force
de l’Aa est utilisée depuis le Moyen-Age pour faire fonctionner des
moulins qui ont servi à toutes fins : battre le blé, moulins à
huile et même moulins à papier. La carte de
Cassini de 1740 montre deux moulins à proximité de Fauquembergues, dont
la position est incertaine à cause du voisinage de Saint-Martin. Mais
l’absence de moulins dans ce dernier village en 1740 permet
d’attribuer les deux moulins à Fauquembergues. En 1759, le rôle des
vingtièmes relève deux moulins : l’un appartient au prince de
Ligne, il est à usage de moudre le blé et il est affermé à Omer Robbe pour 650 livres ;
l’autre appartient à un sieur Leleu, il est à usage de foulon et il est affermé à Noël Derin pour 300 livres. Il y aura
trois moulins à Fauquembergues pendant quelques dizaines d’années.
Ceux-ci vont être examinés d’aval en
amont. Les noms qui leur sont donnés sont ceux des propriétaires
vers le milieu du XIXème siècle. |
| Le moulin "Alloy" |
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Dans une statistique de 1811, ce moulin à papier est réputé
crée vers 1790. Il est donné pour 5 ouvriers avec une production de 1
500 rames par an. Il fait de l’huile pendant l’hiver. Il est sous le
nom de Lourdel. Effectivement, en 1824, le moulin appartient à Pierre
François (Jérôme ?) Lourdel qui l’a acquis de son frère par
licitation et il est mis en vente sans succès. A l’établissement du
cadastre vers 1830, il est au nom de Jérôme Lourdel, receveur des
domaines, et consorts. Le 5 avril 1846, Pierre François Lourdel vend à
Eudes Alexandre François Emile, receveur de rentes à Saint-Omer pour 20
000 francs. Il est précisé que le moulin est à usage de fabriquer le
papier. Eudes va y faire de nombreux travaux : vers 1859 : des
agrandissements ; vers 1867 : une machine à vapeur ; vers
1873 : d’autres agrandissements dont mention est faite au cadastre.
Rappelons que Prudent Avot Vallée y travaille à partir de 1863-1865
environ jusque 1871. Le
moulin est alors connu sous le nom de Eudes-Alloy.
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Séraphin
Alloy, notaire à Fauquembergues, n’est pas propriétaire du moulin
selon les indications du cadastre. Par contre, il possède depuis 1845
environ un jardin situé en face du moulin et sur l’autre rive de la
rivière ( rive côté Saint-Martin ). Dans ce jardin a été édifié
vers 1856 un sécheur pour papier. On a de bonnes raisons de penser que
Eudes et Alloy sont associés dans une société qui exploite la
papeterie, mais que chacun a gardé ses propriétés. Ceci semble confirmé
par la mise en vente par Eudes, en 1865, de l’usine proprement dite (Mémorial
Artésien). Cependant un changement apparaîtra vers 1880. Alloy va se
substituer à Eudes dans la propriété du moulin proprement dit (B 255
ancien cadastre). Il va encore
accroître l’installation
en arrivant, mais on ne sait qui est l’exploitant à cette époque.
Prudent Avot avait été remplacé par son père Auguste lors de son départ
vers Blendecques. Ce dernier mourra à Lumbres en 1894 à 76 ans sans que
l’on sache quand il a quitté Fauquembergues. |
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Au
bout d’une dizaine d’années, Alloy cédera à Amédée Giraud, un
Parisien du faubourg Saint-Honoré, qui revendra deux ans après, soit
vers 1892, à Hippolyte Senlecq. |
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L’activité
papeterie cessera avant 1900 à la suite d’un incendie du moulin.
Senlecq va monter une usine de production d’électricité qui commencera
à produire en 1899 |
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Autour
de 1910 elle cessera dans les mains de Zacharie Senlecq-Harlé. |
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La
production électrique ne cessera qu’en 1960 (la Voix du Nord , 1990).
La puissance de la turbine était de 23 CV. Huit lampes étaient branchées
pour l’éclairage de la ville. Les particuliers qui étaient raccordés
payaient sur une base forfaitaire. |
Accès
au dossier de la base Mérimée
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| Le
moulin Leroy (B
225 ancien cadastre) |
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L’histoire
de ce moulin est assez brève. Il ne disposait au dire du recensement de
1870 que d’une chute de 30 centimètres…Situé entre les deux moulins
principaux, il était à usage de broyer le tan. Son propriétaire François
Joseph Leroy était tanneur. Mais la tannerie semble avoir eu une
existence limitée. Son bâtiment fut converti vers 1843 en bâtiment
rural. Peut-être le moulin continua-t-il de tourner, car, après être
devenu propriété de la veuve Leroy vers 1847, il ne fut démoli que vers
1889. |
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| Le
moulin Sockeel
(B 61) |

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Ce
moulin semble pouvoir être identifié au moulin du prince de Ligne. En
1806, le prince vend, chez un notaire d’Antoing (Belgique), un moulin à
Charles Edouard, chevalier de Dion, demeurant en son château de Wandonne,
et à Louis Constantin, baron de Dion et son épouse. Le 27 janvier 1821,
les de Dion, vendent le moulin à François Marie Lourdel, ancien receveur
de l’enregistrement. |
| Vers
1830, le moulin sera dans les mêmes mains que le premier cité, à savoir
Jérôme Lourdel et consorts. Il sera vendu vers 1838 à Sockeel, d’une
famille de cultivateurs de Renty. Paradoxalement, on trouve une demande de
Sockeel datant de 1833 et ayant pour objet d’ajouter une batterie à
huile, dans le moulin à blé lui appartenant. N’en était-il que le
locataire ? Le moulin
aurait été démoli et reconstruit aux alentours de 1839 (cadastre). Vers
1867, ce sont les héritiers de Sockeel : Mélanie, Auguste, Louis et
consorts qui sont les propriétaires. Mais ils cèdent deux ans plus tard
à Théodule Senlecq, un fermier de Fauquembergues, marié à Flore
Sockeel ( ou à son fils portant le même prénom…). On verra arriver
vers 1883 Eloi Manessier, originaire de Bouvigny-Boyeffles. Et depuis, le
moulin est resté dans la même famille : Edgar et Paul Manessier,
puis Paul seul. La minoterie est en face du vieux moulin, de l’autre côté
de la route de Saint-Omer. |
Accès
au dossier de la base Mérimée
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Le
moulin Sockeel (B 61)
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