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De Falkenberg à Fauquembergues
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Chronologie 1198-1314
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1199.- Castellani de Faukemberge (BSAB/12/141)
note p 171 : le même châtelain comparait dans une charte de 1173 de St
Josse/Mer c'est Willelmus castellanus de Falcoberga. |
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Vers 1200. - Guillaume, châtelain de
Saint-Omer, fait savoir que Henri de Caumont et son épouse Eremburge, ont
donné aux frères de Clairmarais tout le bois et toute la terre qu'ils
tenaient en la paroisse d'Avesnes, à cause de leurs hôtes, à l'exception
d'un revenu de trois muids et demi de triticus et d'un demi-muid d'avoine,
à acquitter à la Noël à la grange de Maninghem. Héritier de Guillaume
de Beaurain, il confirme le revenu concédé par ce dernier aux frères de
l'assentiment de ses trois soeurs, Mathilde, Aelis et Sarre. Acte passé en
présence du doyen de l'église des Morins. Témoins: Hugues, abbé de
Longvillers; Hugues, archidiacre de l'église de Thérouanne; Jean de
Soissons; Salomon de Milham; Arnoul, avoué de Thérouanne; Walter Boutry;
Walo de Coupelle; Anselme de Cayeux; Walo d'Hucqueliers. (Clairmarais,
Maninghem, 16.). |
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1200.- Charte de Guillaume de
Saint-Omer à propos de la dîme d'Elceka. Parmi les témoins: Hugues de
Salperwick, Hugues de Lumbres, Eustache de Delettes, "Marcelinus"
de Ledinghem, Guillaume de Blendecques. (Chronique
d'Andres, Duchery-Spicilegium, p 780. PDC, 12 J 165, pp 51 et ss) |
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1202, 26 mars.- Baudouin, comte de
Flandre, notifie l'arrangement conclu entre l'abbaye de Saint-Bertin et
Nicolas de Clarques, au sujet d'une terre à Wizernes. Ledit Nicolas
reconnaît avoir vendu et donné simultanément en aumône à Saint-bertin
en renonçant à toute réclamation ultérieure. Témoins: Guillaume,
châtelain de Sant-Omer, etc.. (Saint-Bertin,
n° 453) |
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1203. - Pardevant Guillaume, châtelain
de Saint-Omer, Galois, chevalier de Sainte-Croix, Agate, sa femme, et
Guillaume, leur fils, cèdent à l'abbaye quelques terres près du moulin de
Breucq, à Ledinghem. Témoins : Guillaume de Kersecq, Guillaume de
Matringhem, Bauduin de Ligny, Pierre, chapelain, et Simon de Ledinghem.
(Clairmarais, Bonvarlet) |
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1204. - Guillaume de Saint-Omer,
châtelain, fait savoir que Walo, chevalier de Sainte-Croix, Agathe, sa
femme, et Guillaume, leur fils, en sa présence à Fauquembergues, ont
cédé aux frères de Clairmarais, deux mesures et demie de terres, sises
près du moulin de Broeucq, terres qu'ils avaient contestées. Sur les
saints, ils ont juré qu'ils tiendraient désormais les frères en paix.
Témoins: Guillaume de Crésecques; Guillaume de Matringhem; Baudouin d'Erny;
Pierre, chapelain du seigneur; Simon de Ledinghem. (Clairmarais, Beaumont,
22.). |
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1205. - Lambert, évêque de
Thérouanne, confirme l'acte par lequel Guillaume, châtelain de Saint-Omer,
autorise les serfs et manants de son avouerie à établir leur résidence à
Arques, Poperinghe, Coyecques, dépendant de l'abbaye de Saint-Bertin.
(REG, 1108). |
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1205.- Guillaume, châtelain de
Saint-Omer, autorise les serfs et les manants de son avouerie à établir
leur résidence dans les villes d'Arques, de Poperinghe et de Coyecques,
dépendant de l'abbaye de Saint-bertin, et il les déclare libres de toutes
redevances envers lui pendant la durée du séjour qu'ils y pourront faire.
Témoins: Eustache d'Ecou, Guillaume de Staples, Gautier, prêtre de Saint
Jean, Walter, clerc d'Oye, etc... (Saint-Bertin,
n° 476) |
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1208. - Guillaume, châtelain de
Saint-Omer, notifie un échange entre les frères de Clairmarais et
Guillaume, fils de Marsilius, chevalier de Ledinghem. |
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1210. - Guillaume de Saint-Omer,
châtelain, confirme l'acte précédent, tout en indiquant que Willard de la
Kalique agit de concert avec ses frères Anselme et Robert. (Clairmarais,
Beaumont, 29.). |
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1211. - Guillaume de Saint-Omer,
châtelain, fait savoir que Bela, veuve de Campagne, Gersende, sa fille, et
Arnoul, fils aîné de Gersende, ont vendu à Stéphane, vavasseur, ce
qu'ils possédaient en bois, terres, terrages, droits et revenus, que ledit
Stéphane tenait en fief, avec deux tenures dans lesquelles ils demeuraient.
Stéphane, à leur demande, à donné tous ces biens à l'église de
Clairmarais, par les mains d'Alard et de Guillaume de Renty, chevalier,
libres de tous droits. De même, il a donné aux frères tout ce qu'il
possédait de terrages, droits et revenus dans la terre que tenaient de lui
Jourdain d'Ape, Martin, Walter et Sarra, contre un cens de six deniers à
acquitter à la Noël. Pour tout ceci, les femmes ont reçu de dix-huit
livres et Stéphane, leur seigneur de quatre deniers, payable à la Noël.
En cas de décès, ces tenures retourneront à l'église s'il n'y a pas
d'héritier. Les chevaliers susdits se portent garants de la transaction,
tant que les frères posséderont leur domaine de Campagne et si par hasard,
leur neveu Arnoul de Renty désidait de racheter le domaine de Campagne, il
devrait se soumettre à ces conditions. Ils confirment que les frères
possèdent pour toujours les terres et biens que leurs furent donnés par
Baudouin d'Ape, Guillaume et Hugues de Campagne. (Clairmarais, Beaumont,
35.). |
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1213.- Guillaume, châtelain de
Saint-Omer, fait requête au comte Robert 1er pour obtenir la confirmation
de la fondation qu'il a faite de deux canonicats dans l'église de
Notre-Dame de Fauquembergues où il en avait déjà fondé quatre autres de
concert avec Adam, évêque de Thérouanne.(REG, 1448). |
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1218, 19 février.- Baudouin de Créquy
(nobuli viro Balduino de Creki domino) est témoin d'un acte de Guillaume de
Saint-Omer, à propos de Bignopré. Témoin auusi: Gui de Hesmond,
chevalier. (PDC,H,Cartulaire St-André, f° 242; PDC, 12 J 106 - copie) |
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1221, Mai. - Arnoul, seigneur de Renty,
notifie qu'Eustache Strabo, son vassal, donna jadis à maître Mathieu,
chapelain de Fauquembergues, toute la dîme de son fief qu'il tient de lui
à Appes, tant en jardin qu'en champs, que celle-ci a été donnée depuis
aux églises Saint-Denys et Saint-Bertulphe de Renty. (RENTY 3). |
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1221, juin. Baudouin de Créquy (domino
Baldewino de Creky) est témoin de la confirmation par Guillaume de
Saint-Omer, châtelain de Beaurain, d'une donation d'Aléaume de Huppy à
l'abbaye de St-André. (PDC, H, cart. St-André; PDC, 12 J 75) |
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1221-1222, 30 Mars. - Guillaume,
châtelain de Saint-Omer et seigneur de Fauquembergues, fait savoir que, du
consentement de Mathilde, sa femme, il a donné à Adam, évêque de
Thérouanne, les prélendes qu'il a fondées dans l'église de Sainte-Marie
de Fauquembergues. (Reg, 1311). |
 | 1221.- Concession de fief à
Fauquembergues par Guillaume de Saint-Omer (voir) |
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1221-1222. - Guillaume V, châtelain de
Saint-Omer, vend à Foulques, fils de Jean de Sainte-Aldegonde, un pré
situé dehors les murs, devers le moutier Saint-Michel, avec sa seigneurie
et 30 livres de rente parisis, à prendre sur le forage, à la charge d'une
redevance d'une lance par an, et pour le prix de 580 livres parisis. (SA 1.
Archives Municipales de Saint-Omer, CXLIII, 2). |
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1222, Mai. - Guillaume, châtelain de
Saint-Omer, et Ismène, sa femme, s'offrent à encourir l'excommunication
d'Adam, évêque de Thérouanne, s'ils ne respectent pas les privilèges
qu'ils ont accordés aux habitants de Fauquembergues en considération de
l'incendie qui a dévasté ce lieu. (REG, 1314). |
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1222, mai. - Moi, Guillaume, châtelain
de Saint-Omer et Ysmène, mon épouse, faisons savoir à ceux qui entendront
et verront ces lettres ce qui suit:
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1) Considérant l'incendie total de
toute notre ville de Fauquembergues, nous concédons généreusement aux
gens de cette ville de ne plus exiger d'eux, ni de leurs héritiers, ni
taille, ni demande quelconque. |
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2) Compatissant à leur misère et
à leur pitoyable infortune, nous les absolvons de toute injustice et
loi inique et nous engageons, nous et nos héritiers, à ne plus les
poursuivre en justice. |
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3) Pour tous les étrangers ou
leurs parents qui viendraient s'installer à Fauquembergues et qui y
demeuraient quelques temps, nous accordons à eux et à leurs héritiers
toute liberté. |
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4) A eux et à leurs héritiers,
nous accordons un endroit sur le marché (?) et de demeurer dans la
même situation que nos prédécesseurs avaient accordée à leurs
ancêtres. |
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5) Nous concédons à tous la
liberté d'aller et de venir au marché de Fauquembergues qui se tient
le jeudi... |
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Nous et nos héritiers, nous nous
engageons par serment et actes sacrés à observer toutes ces
conventions. |
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En l'an du seigneur 1222. (FAUQ 4,
Espinas, n° 462). |
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1222, Septembre. - Mathilde, soeur de
Guillaume de Saint-Omer, châtelain, donne en aumône sur son propre
héritage à la maison de Blendecques quatre rasières de blé à la mesure
de Saint-Omer à prendre au moulin de Tilques, à la fête de Saint-Martin.
Elle fait cette aumône avec l'accord de son frère qui confirme cet acte de
son sceau. (BL 8). |
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1225.- Guillaume, châtelain de
Saint-Omer, déclare renoncer à la réclamation qu'il avait soulevée à
propos de l'engagère de la dîme de Corecques par Robin, vavasseur de
Coyecques, parce que la dite dîme tient de lui, dit-il. Témoins: ...,
Mathieu, son chapelain et Gauthier de Crohem, chevalier. (Saint-Bertin,
n° 677) |
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1225, Février. - Adam, évêque de
Thérouanne, confirme la donation de Guillaume, châtelain de Saint-Omer.
(REG, 1362). |
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1238, Juin. - Pierre, évêque de
Thérouanne, vidime une charte de Guillaume, châtelain de Saint-Omer,
accordant à l'abbaye du Mont-Saint-Eloi exemption du droit de forage. (REG,
1557). |
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1241. Philippe de Créquy se rend
pleige et caution de son oncle Guillaume de Saint-Omer. Grand sceau plain et
entier. (Cité par AN, M 380 qui précise que cet acte, que nous n'avons
pas retrouvé, provient des archives du comte de Blendecques, à
Saint-Omer.) |
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1242, 2 Décembre. - Je, Guillaume,
châtelain de Saint-Omer, fais savoir à tous présents et à venir que pour
le salut de mon âme et celui de mes prédécesseurs, j'ai fondé dans
l'église de la bienheureuse Vierge Marie, à Fauquembergues, un chapitre de
chanoines. Je leur ai donné en aumône cinquante-neuf livres parisis,
qu'ils toucheront annuellement, et à toujours, sur mon droit de travers à
Fauquembergues, sur les amendes de cette ville, et sur les impôts meubles
dudit bien et de Vincly. Ils jouiront en outre d'un revenu sur mes droits
d'étalage, comme aussi de trois muids de blé, qu'ils recevront à
perpétuité dans mes moulins de Fauquembergues. Je donne également un bois
de trente mesures de terre nommé bois Chénois (Querceter de FAUQ 5), dont
la possession est accordée à perpétuité à l'église; enfin, le doyen et
chapitre de la susdite église et leurs successeurs auront en propriété et
à toujours quarante mesures de terre situées dans le val de la forêt; en
échange de ces quarante mesures, ils seront tenus à la redevance d'un
setier d'avoine à la mesure de Fauquembergues, qu'ils me paieront tous les
ans, ainsi qu'à mes héritiers, le jour de Saint-Rémi.(FAUQ 6. Fondation
du chapitre de chanoines de Fauquembergues. Robert - Notice historique sur
Fauquembergues - p. 28). |
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1242.- Guillaume de St Omer , cheval,
frère du châtelain de St Omer déclare avoir entraîné hommage à Robert
comte d'Artois sur différentes terres (Art
pièce 47 in inv Art Godefroy) |
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1244.- Guillaume de St Omer seigneur de
Pitgam et Berkin confirme la donation à l'abbaye de Clairmarais par son
frère Guillaume châtelain de St Omer de 22 £ parisis à prendre tous les
ans sur son droit de forage à St Omer où s'il sur ses revenus de
Fauquembergues (copie du 26/10/1457 faite par Jean de Couppes prêtre
notaire du diocèse de Thérouanne - inv ch Art Godefroy p 29) |
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1242-1243, Janvier. - N. (Simon), abbé
de Clairmarais, R (aoul), doyen et official, Guillaume, doyen de
chrétienté de Fauquembergues, font savoir que Guillaume, bailli de
Fauquembergues, a vendu, avec le consentement d'Arnoul, avoué de
Thérouanne, à l'église de Thérouanne la dîme de Moulle, et que Pierre,
évêque de Thérouanne, comme seigneur premier de ladite dîme, a approuvé
cette vente. (REG, 1602). |
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1242-1243, Janvier. - Arnoul, avoué de
Thérouanne, seigneur de Malaunay, et B., sa femme, font savoir que devant
eux Adam de Baurs a reconnu que Guillaume de Hametes, bailli de
Fauquembergues, a vendu à l'église de Thérouanne la dîme de Moulle,
qu'il tenait dudit Adam, lequel la tenait en fief dudit Arnoul.(REG, 1603). |
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1243, 5 Janvier. - Demande adressée
par Guillaume, châtelain de Saint-Omer, au comte d'Artois, pour en obtenir
la confirmation qu'il a faite de trois chapelles en l'église de Notre-Dame
de Fauquembergues, et d'une autre que son homme, père du doyen, y a
fondée, de l'arrangement qu'il a fait à certaines conditions avec Adam,
évêque de Thérouanne, d'établir 9 chanoines dans cette église, et enfin
la donation qu'il a faite à ladite église du bois appelé Querceter. (FAUQ
5. Archives P. de. C., A 9). |
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1248, Septembre. - Guillaume,
châtelain de Saint-Omer, et son épouse accordèrent en 1222 à la ville
des privilèges qui furent confirmés en Septembre 1248 par leur fille
Mahaut d'Aire, et son mari Jean d'Ypres, chevalier sire de Relinghe. Leur
étendue ne permet pas de les rapporter en entier. Le premier article
concerne l'établissement de douze échevins pour être annuellement
renouvelés le 25 Juin. Les suivants décernent des peines afflictives ou
pécuniaires selon l'exigence des cas que l'on y spécifie contre les
auteurs des troubles, tumultes, mauvais traitements, injures, embûches
nocturnes, fausses clameurs en matière de dettes, larcins, rapines,
incendies, viols et meurtres. Ceux qui, en étant requis en certaines
occasions, refusent aide et secours y sont condamnés à des punitions. Ils
défendent de tirer un bourgeois hors de la guerre pour quelque cause que ce
soit.D'autres articles prescrivent le paiement des tailles au profit de la
ville, l'obéissance aux coutumes et ordonnances de la ville. On y fixe les
droits de la vente des héritages, dans la sortie de bourgeoisie, la
préparation des grains, leur mouture et dans la cuisson du pain. Il y a des
articles qui condament à l'amende les vendeurs de viandes malsaines ou
soufflées après l'admonition des eswardeurs (contrôleurs), pareillement
ceux qui livreront à faux poides et fausses mesures ou de fausses
marchandises et ceux qui frapperont les sergents chargés de percevoir les
deniers du seigneur. Par d'autres articles, il est permis aux étrangers et
voisins de la ville d'y rester sans préjudice aux marchés, d'aller et de
retourner sans pouvoir être arrêtés par les bourgeois pour cause de
dettes ou caution de leurs biens. Chaque tonneau de vin à broche y est
assujetti à cinq sols de droit. (FAUQ 7. Espinas, n° 463). |
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1255. - Jean d'Ypres, chevalier,
seigneur de Reningues, et Mathilde, sa femme, châtelaine de Saint-Omer,
vendent leur terre de Gornai (Gournay, commune de Verchocq) et le manoir de
Glent. Fauq 8. Giry, Châtelains, p. 44). |
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1272 mai. - Guillaume, châtelain de
Saint-Omer et sire de Fauquembergues, confirme les achats et transactions
faits par l'abbaye de Saint-Augustin sur ses terres, sauf les cens et
justices qu'il retient pour lui et ses héritiers. (Saint-Augustin,
Brouette n° 138) |
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1275, Novembre. - Guillaume, châtelain
de Saint-Omer et seigneur de Fauquembergues ratifie la cession des 18
mesures de terre faite par Jehan Senars (VR 25), hoste d'arme du sire de
Renty. (VR 29). |
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1288, Ascension. - Compte du baillage
d'Artois par Miles de Nongis, bailli d'Artois, du seigneur de Beaumetz, pour
la châtelenie de Saint-Omer et la terre de Fauquembergues. (P.D.C. A
126) |
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1294, Mars. - Nous, Robert, comte
d'Artois, faisons savoir que le prieur de Renty a acquis trois mesures de
bois d'Assonval tenantes au bois dudit prieur et une mesure de terre gisant
à côté du bois et quarante sols pa an, qu'il prend en dîmes. Il tient
tout ceci en hommage de Baudouin d'Assonval, Baudouin le tient du seigneur
de Renty, et lui de la dame de Fauquembergues, et la dame de nous. (RENTY
9). |
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1300. - Enquête sur les faits
reprochés à Willaume de Valhuon jadis bailli de St Omer. Dépositions de
Bauduin des Molins bailli de Fauquembergue, Bauduin de S. Nicolas chevalier,
et Wistasse de "Fouxole, li ques fies muet de le tenanche de
Flandres" (P.D.C. A 920) |
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1319, novembre. - Acte par lequel
Aliénor de Varennes, châtelaine de Saint-Omer et de Faukenberghe et
Aliénor sa fille et héritière, dame de Gavres, accordent une assise sur
les marchandises à la ville de Faukenberghe. (P.D.C.
A 64) |
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1300-1320. - Si notre bailli ou nos
sergents prennent quiconque dans la banlieue de la ville de Fauquembergues
pour n'importe quel fait ou n'importe quelle cause, celui qui est pris sera
amené devant les échevins de la ville et de sa cause traitée selon la loi
de la ville. (FAUQ 9. Espinas, n° 466).
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