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Dictionnaire fauquemberguois

De Falkenberg à Fauquembergues

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1914-1918

2 août 1914

Mobilisation générale

1914, septembre

Accueil des premiers réfugiés

1er août - 31 décembre 1914

Les morts de 1914

Gustave Halleine, du 151ème Régiment d’Infanterie, tombait à Pierrepont, près de Longuyon, lors de la bataille des frontières[1].

 Début septembre, le lieutenant Alfred Bray[2] était tué au siège de Maubeuge,

En septembre,  tombaient dans la Marne, dans des opérations de consolidation du front, François Dujardin[3] et Georges Foubert[4].. En novembre, Paul Dembrement[5] disparaissait à son tour à Soupir, dans l’Aisne.

1er janvier - 31 décembre 1915

Les morts de 1915

Lors de la troisième bataille d’Artois (septembre-octobre), tombent Joseph Payen[6] et Edouard Dufay[7].  

Quelques mois auparavant, dans une opération limitée, dans le secteur calme du front de Lorraine, avait été tué Gaston Marquant[8]

En décembre, disparaissait Alfred Landrecies, dans un combat obscur sur le front de Champagne[9]

Parmi les morts de 1915, signalons encore Jules Choquet, un sergent, à propos duquel nous manquons de renseignements[10].

17 février 1916

Installation d’un Comité permanent d’action agricole

C’est principalement à partir de 1916 que l’intervention des pouvoirs publics en matière économique se fit plus lourde. Elle  porta en premier lieu sur l’organisation de la production. L’agriculture était le domaine sensible et en février, on mit en place des Comités permanents d’action agricole. Le 17 février, le Conseil Municipal  désignait les trois  agriculteurs qui devaient lui être adjoints: Eugène Thuilliez, Gustave Dumont, Omer Beck.[11]

1er janvier - 31 décembre 1916

Les soldats

L’année 1916, comme chacun sait, fut celle des terribles batailles  de Verdun et de la Somme et ce fut pour notre commune l’année la plus meurtrière avec douze tués.

Sur le front de Verdun, dans les premières semaines de la bataille périrent Gustave Gérard et Victor Tempez..

 A l’automne de 1916, la bataille de la Somme fut fatale à Etienne Mélandiri, Joseph Lourdel, Auguste Caron et Jules Castelain.. S

ur le front de Champagne, considéré comme calme, tombaient quand même Alfred Petit et Alfred Lebas, tandis que Charles Danel disparaissait sur l’autre front calme de Lorraine.

20 mai 1917

Le poste de commandement de la seconde division du Corps expéditionnaire portugais s’installe à Fauquembergues où il restera jusqu’au 12 août pour gagner Roquetoire.

15 mai 1918

Le bombardement de Fauquembergues

La proximité du front s’accompagne d’un redoublement des bombardements. Notre cité en est éventuellement la cible, mais c’est celui du 15 mai qui en est le plus dramatique. Une bombe détruit une maison de, la rue du Marché aux Vaches, en tuant les deux occupants..  L’église s’en trouve ébranlée; bien des vitres sont brisées que les Fauquemberguois tentent de réparer avec des moyens de fortune, des sacs, des planches. Le sous-préfet vient en visite au mois de juin et apporte des ballots de toile huilée pour pallier ces dégâts. Mais les Fauquemberguois ont aménagé des refuges dans les souterrains de la cité[12].

 

1er janvier - 30 juin 1918

La guerre se rapproche

  Après le tournant de la fin de 1917, marquée par la lassitude des armées et des populations civiles, l’effondrement de la Russie et l’entrée en guerre des Etats-Unis, l’année 1918 voit le retour de la guerre de mouvement. 

C’est d’abord sous le coup des Allemands pressés d’en terminer tant qu’ils disposent momentanément de la supériorité numérique. Dès le 20 mars, ils lancent une première offensive en Picardie qui risque de rompre le front anglais. Le 9 avril, il redouble contre les Britanniques en Flandre, avancent vers Hazebrouck et Armentières. Le front tenu par les Portugais, qui étaient en stationnement dans le canton lors des mois précédent, est enfoncé, provoquant leur fuite.  

La situation est critique pour la région et l’Etat-Major allié envoie des renforts français sur le front menacé. .Peu après le 15 avril, des éléments de la Xème Armée française viennent stationner dans la région, à Fauquembergues même, avant de monter en Belgique et plus précisément au Mont Kemmel, où est tué le 25 avril Joseph Chartrel du 22ème régiment d’Infanterie.. L’avance allemande est stoppée, mais l’Etat-Major s’attend à de nouvelles offensives dans le secteur et organise une ligne arrière de défense qui passe au niveau de Fauquembergues. Ce sont les Portugais, au repos, qui viennent aider, au printemps, à ces fortifications.

1918, août

Extrait du rapport de Dr Collard au Préfet sur la protection du 1er âge[13]

Consultation de Fauquembergues.- .. c’est une goutte de lait petit modèle, sans prétention autre que celle de venir en aide aux ménagères indigentes en leur donnant une certaine quantité de lait pour leurs enfants en bas âge et en leur distribuant de temps en temps du linge et des vêtements.. Depuis sa fondation, nous n’avons eu qu’à déplorer de 4 décès de 0 à 1 an, ce qui prouvent que les mères mettent bien en pratique les avis donnés par le médecin. 27 enfants ont pris part à cette consultation en 1917. Dr Riquiez.

11 novembre 1918

Armistice

 


[1]. Gustave HALLEINE, 22 ans, du 151 e RI. Il faudra de longs mois à la famille pour être prévenu de la disparition de ce soldat, tombé en territoire occupé pendant de longues années par l’ennemi. C’est n’est qu’en décembre 1917, par une notification officielle de décès parvenue au Ministère de la Guerre par pays neutre que la famille put être prévenue de la date du décès de Gustave Halleine.

[2].Alfred BRAY, 35 ans, du 33 RI

[3].François DUJARDIN, 23 ans, 33e RI, tué le 18 septembre à Bettemy

[4]. Georges FOUBERT, 29 ans, du 328 RI, tué le 26 septembre à Vienne-le-Ville

[5].Paul DEMBREMENT, 22 ans, du 8ème RI

[6].Joseph PAYEN, 41 ans, du 280 RI, tombé à Neuville-Saint-Vaast le 29 septembre

[7].Edouard DUFAY, du 230 RI, 31 ans, est tué à Souchez, sur la célèbre cote 140

[8].Gaston MARQUANT, 29 ans, tué le 17 avril 1915, à Ville-en-Woevre, quinze kiloètres à l’est de Verdun

[9]. Alfred LANDRECIES, 25 ans, tué le 12 décembre 1915 à Gueux, à proximité de Reims

[10].Il figure sur le monument aux morts de la commune

[11].Archives Communales de Fauquembergues, Délibérations

[12].Deux articles de l’Indépendant retracent ces événements dramatiques.. (13 et 16 juin)

[13].Conseil général. Rapport du Préfet. 2ème session ordinaire de 1918